Bastien Mignucci
À proposAvisDéroulementQuestionsContactBlog
SpécialitésÀ proposAvisDéroulementQuestionsContactBlogPlus
Prendre Rendez-Vous
Pubalgie du sportif : comprendre et retrouver la mobilité à Bormes-les-Mimosas
Photo : Pexels
7 septembre 2026·4 min de lecture

Pubalgie du sportif : comprendre et retrouver la mobilité à Bormes-les-Mimosas

Bastien Mignucci

Bastien Mignucci

Ostéopathe · Bormes-les-Mimosas

Ce que ressent le sportif : reconnaître la pubalgie

Vous rentrez d'un entraînement et une douleur diffuse dans l'aine vous fait grimacer à chaque pas. Peut-être que ça tire à l'intérieur de la cuisse, ou que la montée des escaliers devient une épreuve. Cette douleur, souvent progressive, est l'une des plaintes les plus fréquentes que nous rencontrons chez les footballeurs et les coureurs qui nous consultent à Bormes-les-Mimosas.

Les signes qui reviennent souvent

  • Douleur à l'aine pendant ou après l'effort, parfois des deux côtés
  • Sensation de tiraillement en adductant la cuisse (ramener la jambe vers l'axe du corps)
  • Raideur matinale dans le bas du bassin
  • Douleur qui s'atténue à l'échauffement… puis revient en fin de séance
  • Inconfort lors des changements de direction ou des sprints

Ce tableau clinique évoque ce que l'on appelle communément la pubalgie, un terme qui regroupe en réalité plusieurs types d'atteintes de la région pubienne et péri-pubienne. Il ne s'agit pas d'une blessure unique et bien définie, mais d'un ensemble de tensions et d'irritations autour du pubis et des structures musculo-tendineuses qui s'y attachent.

« Je pensais que ça allait passer avec le repos… mais après deux semaines sans courir, la douleur était toujours là au premier footing. » — Ce que nous entendons régulièrement en cabinet.

Ce que nous observons souvent, c'est que la douleur ne vient pas d'un endroit isolé. Le bassin, la hanche, les adducteurs et les muscles abdominaux forment un ensemble solidaire. Quand l'un de ces éléments fonctionne différemment des autres, les contraintes se redistribuent, et c'est souvent la région pubienne qui en supporte les conséquences.

Déséquilibres pelvi-fémoraux : ce que l'ostéopathe observe

Lors d'une consultation, nous prenons le temps d'évaluer l'ensemble de la région pelvi-fémorale — pas seulement l'endroit où vous avez mal. Cette approche globale est au cœur de la démarche ostéopathique.

Ce que nous évaluons en cabinet

  1. La mobilité des articulations sacro-iliaques — ces petites articulations à l'arrière du bassin jouent un rôle clé dans la transmission des forces entre le tronc et les membres inférieurs.
  2. L'équilibre des tensions musculaires entre adducteurs, psoas, abdominaux et fléchisseurs de hanche.
  3. La mobilité de la hanche elle-même — une limitation en rotation peut modifier la façon dont vous courez ou frappez dans un ballon, sans que vous le remarquiez.
  4. La posture globale et l'appui au sol — un pied qui compense, une cheville raide, et c'est tout le membre inférieur qui adapte sa mécanique.

Certaines personnes présentent ce que l'on observe comme un déséquilibre entre des adducteurs très sollicités et des muscles abdominaux moins toniques. D'autres ont une hanche dont la mobilité est réduite d'un côté. Ces constats ne sont pas des diagnostics : ils guident notre travail manuel et nous permettent de proposer un accompagnement adapté à votre situation.

Un exercice à essayer maintenant : la respiration diaphragmatique en appui

Cet exercice simple peut vous aider à relâcher les tensions du plancher pelvien et du bas-ventre :

  1. Allongez-vous sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat.
  2. Posez une main sur le bas-ventre, l'autre sur le sternum.
  3. Inspirez lentement par le nez pendant 4 secondes en laissant le bas-ventre se soulever (la main du bas monte, celle du haut reste quasi immobile).
  4. Expirez par la bouche pendant 6 secondes, en laissant redescendre doucement.
  5. Répétez 8 à 10 fois, sans forcer.

Certaines personnes trouvent que cette pratique régulière contribue à réduire la sensation de tension dans le bas du ventre et l'aine. Elle ne remplace pas une prise en charge, mais elle peut faire partie d'une routine de récupération.

Quand consulter un ostéopathe pour une pubalgie ?

Nous vous encourageons à ne pas laisser une douleur à l'aine s'installer dans la durée. Plus une gêne devient chronique, plus elle peut modifier votre façon de courir, de sauter ou de frapper — et plus le chemin vers un confort retrouvé peut être long.

Quelques situations où une consultation peut être utile

  • La douleur persiste au-delà de deux à trois semaines malgré le repos
  • Elle revient à chaque reprise sportive, même légère
  • Vous avez modifié votre foulée ou vos appuis pour « ne pas avoir mal »
  • Vous ressentez une raideur matinale dans le bassin ou la hanche
  • Vous préparez une compétition et souhaitez optimiser votre récupération

En cabinet à Bormes-les-Mimosas, nous recevons régulièrement des sportifs — footballeurs du club local, traileurs, nageurs en mer — qui ont attendu trop longtemps avant de consulter. Plus tôt vous venez, plus nous pouvons travailler avec vous sur la mobilité et les tensions, en lien avec votre médecin ou votre kinésithérapeute si nécessaire.

Nous ne promettons pas de résultats garantis — chaque corps est différent, chaque parcours aussi. Ce que nous vous offrons, c'est une écoute attentive, un bilan ostéopathique complet et un accompagnement progressif, à votre rythme et en respectant vos objectifs sportifs.

Vous n'avez pas à attendre d'être « vraiment blessé » pour consulter. Prendre soin de son corps avant que la douleur s'installe, c'est aussi une forme d'entraînement.

Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Si cet article fait écho à votre situation, je vous accompagne au cabinet à Bormes-les-Mimosas. Chaque consultation est adaptée à vos besoins.

Bastien Mignucci

Bastien Mignucci

Ostéopathe · Bormes-les-Mimosas

En savoir plus

Questions fréquentes

Certaines personnes parviennent à maintenir une activité adaptée tout en récupérant progressivement. Un professionnel de santé peut vous aider à trouver le bon équilibre entre repos relatif et maintien du mouvement, selon votre situation.
Il n'existe pas de réponse universelle : cela dépend de l'ancienneté de la douleur, de votre pratique sportive et de votre corps. Nous faisons le point avec vous à chaque séance pour adapter l'accompagnement.
Ce n'est pas obligatoire, mais nous recommandons toujours de consulter un médecin si la douleur est intense, récente après un choc, ou accompagnée d'autres symptômes. L'ostéopathe et le médecin travaillent en complémentarité.

Articles similaires

Périostite tibiale chez le coureur : comprendre et prévenir

Périostite tibiale chez le coureur : comprendre et prévenir

Douleur le long du tibia après le running ? Explorez les causes biomécaniques et le rôle de l'ostéopathie dans la récupération.

Douleur au tibia après le sport : comprendre le syndrome de la loge

Douleur au tibia après le sport : comprendre le syndrome de la loge

Douleur persistante le long du tibia après le sport ? Le syndrome de la loge peut en être la cause. Découvrez comment l'ostéopathie aide à la récupération.

Tendinite d'Achille chez le coureur : récupérer et éviter les rechutes

Tendinite d'Achille : une blessure fréquente chez les coureurs du Var. L'ostéopathie peut vous aider à récupérer et à courir à nouveau sereinement.

Cet article est à visée informative et ne constitue pas un avis médical.

© Bastien Mignucci

Mentions LégalesPolitique de ConfidentialitéPolitique de Cookies